Equipements structurants à vocation économique

Laval Économie doit répondre aux sollicitations variées des entreprises en matière d'immobilier économique en consolidant l'attractivité du territoire grâce à la présence d'équipements structurants répondant aux besoins en termes de localisation géographique, de surface, d'accès aux infrastructures, de mobilité et de communication. 

 

L'offre immobilière de Laval Agglomération est en évolution rapide du fait de projets importants à venir aux quartiers de la gare (LGV) et Ferrié. De plus, la collectivité a su mettre en place de nombreux outils juridiques et financiers permettant d'accompagner l'ensemble des projets, tels que la SEM Laval Mayenne Aménagements (LMA).

Pour en savoir plus, consultez le site de la SEM Laval Mayenne Aménagements

 

 

 

 

Parc de développement économique 'Laval Mayenne'

Afin de développer de nouvelles activités créatrices d'emplois, Laval Agglomération et le Département de la Mayenne se sont engagés dans une démarche de création d'un parc de développement économique structurant à ARGENTRÉ ayant vocation à accueillir des entreprises logistiques. Un syndicat mixte dans lequel les deux collectivités sont représentées à  parité a été constitué fin 2010 afin d'en faciliter le pilotage. Depuis, il a également pris en charge le projet de plateforme de transport combiné rail-route de SAINT-BERTHEVIN, qui va permettre d'offrir à ce projet de parc d'activités mais également aux entreprises des départements de l'Ouest des opportunités de développement du fret ferroviaire.

Les bureaux d'études SCE pour le projet de parc de développement économique Laval - Mayenne -PDELM) et Ingerop pour la plateforme de SAINT-BERTHEVIN ont été respectivement mandatés par le Syndicat mixte pour conduire les études préalables à l'aménagement de chacun de ces sites. La livraison de ces deux équipements est prévue à l'horizon 2021/2022.

 

Pourquoi ce projet ?

Le projet de parc de développement économique Laval - Mayenne (PDELM) exprime la volonté partagée par Laval Agglomération et le Département de la Mayenne de donner un nouvel élan à  l'économie locale et de renforcer l'attractivité du territoire.

Ce parc d'activités structurant verra le jour à la Carie, sur la commune d'ARGENTRÉ. D'une emprise de 150 ha, il a pour vocation à accueillir des entreprises logistiques et réunit pour cela toutes les caractéristiques nécessaires : possibilité d'accès direct à l'autoroute, façade autoroutière, proximité d'un bassin d'emplois important, topographie peu accentuée permettant de constituer des parcelles de grande dimension, liaison numérique très haut débit.

Qui en assure le pilotage ?

En 2010, le Département de la Mayenne et Laval Agglomération constituaient un syndicat mixte afin de piloter la création d’un parc de développement économique Laval/Mayenne (PDELM) au travers de deux projets :

  • l'aménagement d'une zone d'activités à Argentré et Bonchamp incluant des voies de connexions routières et autoroutières ;
  • la réalisation et la gestion de la plateforme ferroviaire située sur l'actuelle base travaux LGV à Saint-Berthevin.

Aujourd'hui, la loi NOTRe ne permet plus aux départements d'intervenir sur la compétence développement économique et entraîne donc la dissolution de ce syndicat (prononcée par arrêté préfectoral fin 2016).

La nécessité de poursuite de cette démarche conduit Laval Agglomération à reprendre l'activité, les droits et les obligations, l'actif et le passif, ainsi que la totalité des résultats du syndicat mixte PDELM. Cette décision implique l'intégration au budget principal de Laval Agglo, des activités liées à la gestion locative des habitations (loyers, entretiens, assurances, impôts fonciers..) et la création de deux budgets annexes concernant le parc de développement économique (marchés d'études de la viabilisation de la zone et les connexions routières et autoroutières...) et le budget plateforme de Saint-Berthevin (marchés d'études, coût d'acquisition de la base travaux LGV...).

Quels sont les enjeux des projets de PDELM et de plateforme de transport combiné

1) La Mayenne et l'agglomération lavalloise : un espace stratégique pour la logistique

Jusqu'à ces dernières années, la logistique était réalisée par les entreprises elles-mêmes. Face à sa complexification et au savoir-faire exigé, cette activité a été progressivement externalisée par les entreprises et confiée à des prestataires spécialisés, les logisticiens. Nouveau métier donc et nouveaux équipements tels que de grands bâtiments informatisés sur des plateformes de massification.

Dans le cadre des études préalables au projet de PDELM, les entretiens menés auprès des entreprises et des transporteurs locaux ont montré que l'agglomération lavalloise bénéficie d'une position géographique privilégiée dans le Grand Ouest du point de vue du transport routier de marchandises. En  effet, la législation prévoit une durée de conduite journalière des chauffeurs routiers de 9 heures maximum et une pause de 45 minutes après 4h30 de conduite. En panachant des tournées courtes et moyennes sur une journée, les entreprises mayennaises de transport couvrent donc une zone de chalandise importante incluant les villes du Grand Ouest et de la région parisienne. Il s'agit d'un avantage concurrentiel fort par rapport à d'autres villes situées plus à l'est ou à l'ouest.

2) Le PDELM : un parc logistique à  vocation interrégionale

Une plateforme logistique d'envergure régionale ou nationale peut être implantée à distance de tout bassin de production ou de consommation. Il lui suffit d'être géographiquement bien centrée, à la croisée de flux de transports. En effet, LAVAL est à  l'intersection des axes LE HAVRE/MONTOIR-DE-BRETAGNE et RENNES/PARIS.

Certes, des plateformes logistiques significatives existent dans le Grand Ouest, notamment autour de NANTES et de RENNES. Elles se justifient pleinement en raison de bassins de population denses à desservir. Mais situées à l'extrême ouest, elles sont peu pertinentes en tant que plateformes inter-régionales, tant leur rayon d'action est limité.

Laval est en revanche à bonne distance des origines et destinations de flux pour les massifier à la fois en amont et en aval. L'inter-régionalité est l'enjeu principal du PDELM.

3) Un parc d'activités économiques de 150 ha : une taille réaliste

Les entretiens menés auprès des acteurs économiques locaux montrent que le PDELM surprend parfois par ses dimensions (150 hectares). Pourtant, il cumule à lui seul la surface de toutes les zones d'activités lancées au cours des 10 années passées et disséminées sur le territoire autour de l'agglomération lavalloise.

Dans les années antérieures à  la crise économique, les plateformes logistiques consommaient 1 000 hectares par an de foncier en France, dont un tiers soit 3 à 4 millions de m² de surfaces couvertes. Il n'est pas rare de rencontrer de grandes plateformes sur des espaces de 300 à 400 hectares, dont la commercialisation s'étale sur une dizaine d'année.

Rapporté à ce qui se fait ailleurs en France, ou à ce qui s'est fait par le passé autour de Laval, la taille du projet de PDELM est donc réaliste.

4) Le fret ferroviaire : un choix volontariste face aux enjeux qui se dessinent (renchérissement du prix du pétrole...) et l'opportunité de la  base LGV de SAINT-BERTHEVIN

En France, le transport de marchandises par voie ferrée est passé de 58 gigatonnes-kilomètre en 2000 à 38,2 gigatonnes-kilomètre en 2011. Dans le même temps, en Allemagne, celui-ci a été multiplié par deux !

Pourtant, depuis l'ouverture du marché français en 2006, de nouveaux opérateurs précurseurs et confiants dans l'avenir, développent le transport combiné rail - route à partir de plateformes de massification et de transbordement aménagés sur d'anciennes gares de marchandises. C'est par exemple le cas de Combiwest qui s'est implanté à  GUINGAMP, MORLAIX et CHÂTEAU-GONTIER.

D'autant plus que les lois dites Grenelle 1 et 2 de l'Environnement ont fixé comme objectif de faire évoluer la part modale du non routier et non aérien de 14 % à  25 % à l'échéance 2022. Dans la foulée, un engagement national pour le fret ferroviaire a été porté par tous les acteurs du secteur, en vue de développer le trafic de marchandises par le rail.

Dans ce contexte, la réservation de la voie ferrée historique PARIS-BREST aux seuls trafics frets et TER en 2017, à  la mise en service de la LGV Bretagne-Pays de la Loire (LGV BPL), rend possible la redynamisation de ce mode de transport dans le Grand Ouest et tout particulièrement dans l'agglomération lavalloise.

En effet, l'étude confiée aux cabinets INGEROP - MOBILOGIC a montré que le Syndicat Mixte devait se saisir de l'opportunité de réaménager la partie de la base travaux de la ligne à  grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire de SAINT-BERTHEVIN laissée libre par Eiffage Rail Express, en une plateforme de transport combiné rail-route et donc concentrer l'offre de fret ferroviaire sur ce secteur. Au cours des entretiens réalisés par les cabinets d'études, plusieurs entreprises locales ont marqué leur intérêt pour ce mode de transport et souligné la pertinence de réutiliser cet espace en partie aménagée.

Cette plateforme apportera une offre de transport ferroviaire à toutes les entreprises positionnées dans un périmètre d'environ 70 km, bien au-delà du PDELM.

L'accès du PDELM à cette plateforme via l'A81 sera facilité d'une part par une liaison routière rapide entre la RD31 et la RD900 que le Département de la Mayenne s'est engagé à réaliser rapidement, d'autre part par un accès à l'A81 dans le cadre du réaménagement des aires de service "La Mayenne".

Le temps de trajet entre le futur PDELM et la plate-forme de transport combiné ne sera que de 15 min par l'autoroute.

Le raccordement ferroviaire du PDELM, envisagé initialement via LA CHAPELLE-ANTHENAISE, s'effectuera donc désormais au profit de cette plateforme de transport combiné. Ce choix a été validé par les représentants de Laval Agglomération et du Département lors du Comité syndical du 28 novembre 2014.

5) Le raccordement à  l'autoroute : l'opportunité du regroupement des aires de services de Laval-Bonchamp et Laval-Le Coudray dit "La Mayenne"

Les modélisations de trafic à l'horizon 2025 (PDELM rempli à  60%) et 2035 (PDELM rempli à  100%) démontrent la saturation des voies existantes.

Parmi les différentes hypothèses de desserte, l'utilisation de l'autoroute apporte la meilleure réponse. Le raccordement direct à l'échangeur n°3 (Laval Est - Louverné), situé à  seulement 5 km, a bien entendu été étudié. Mais, il traverse un territoire très sensible à  préserver (ZNIEFF de la vallée du Quartier, carrières du site « Echologia ») ainsi que la voie ferrée Paris-Brest. Les ouvrages de franchissement rendus nécessaires conduisent à un coût exorbitant de ce raccordement : 40 millions d'euros.

De ce fait, le regroupement des aires de service de Laval - Bonchamp et Laval-Le Coudray en une seule au sud de l'A81, avec un nouveau franchissement des voies réalisés par COFIROUTE, représente un réel intérêt par rapport au raccordement recherché à l'autoroute. En accord avec l'État, Cofiroute a mené une étude d'opportunité pour le compte du syndicat mixte (SM) qui a démontré l'intérêt d'un nouvel accès autoroutier au droit du PDELM. Un protocole d'accord entre l'Etat et le SM a été signé pour le financement de cet ouvrage ainsi qu'un contrat de financement entre Cofiroute, Laval Agglomération et le Conseil départemental de la Mayenne fin juin 2017.

Où en est-on dans l'avancée de ces deux projets ?

1) Le PDELM : la préparation du dossier d'enquête publique

Sur les 150 ha nécessaires à sa réalisation, la totalité des terrains et immeubles ont été globalement acquis avec un accompagnement renforcé auprès des 3 exploitations agricoles délocalisées.

Le bureau d'études SCE est missionné depuis mars 2014 pour réaliser les études préalables aux enquêtes publiques pour l'aménagement du PDELM et de ses connexions routières. Elles pourraient se tenir courant 2017/2018. Les premières constructions de bâtiments sont envisagées pour 2022.

Ce calendrier, bien qu'échelonné dans le temps, correspond au calendrier habituel de mise en œuvre de projets d'une telle envergure.

2) La plateforme de SAINT-BERTHEVIN : une étude de signalisation de l'itinéraire supplémentaire à  engager

La base travaux de la LGV BPL de SAINT-BERTHEVIN présente une opportunité à l'aménagement de la plateforme de transport combiné de l'agglomération lavalloise et au-delà. L'embranchement sur le réseau ferré national est réalisé ; il est maintenu après travaux pour desservir la base de maintenance de la nouvelle voie LGV. Une installation terminale embranchée parallèle à la base de maintenance est seulement nécessaire pour desservir la future plateforme de transport combiné.

La sécurité des convois nécessite l'étude de signalisation du nouvel itinéraire ferroviaire créé par l'accès à la plateforme de transport combiné. Cette étude sera réalisée dans les prochains mois par les experts de la SNCF et devrait permettre d'envisager une mise en service de la plateforme à l'horizon 2020/2021. Entre temps, il conviendra de préciser le mode d'exploitation du site.

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